Escroqueries aux billets à la SNCF : Fraude ou Bug ?

L’affaire éclate courant 2005, lors d’un banal contrôle par les contrôleurs d’un voyageur qui se fait verbaliser « pour billet non valable », alors qu’il avait acheté régulièrement son billet de train. Sûr de son bon droit, il réclame des explications, et l’enquête opérée en Interne permet de découvrir une vaste affaire d’escroquerie impliquant plusieurs dizaines d’employés de la S.N.C.F. Une défaillance du système « Mozaïque »permettait de générer deux billets au lieu d’un seul billet. Le deuxième était revendu, et l’argent allait directement dans les poches des guichetiers. Ce ne sont pas loin de 30 vendeurs qui ont écoulés les billets qui ont été licenciés, et contre lesquels la SNCF a décidé d’engager une préjudice judiciaire en déposant plainte pour escroquerie.

Selon la SNCF, c’est «une bidouille relativement simple» qui permettrait aux vendeurs d’imprimer, depuis leur guichet, des billets de banlieue qui n’apparaissent pas dans la compatibilité informatique. Ceux-ci étaient ensuite vendus contre des espèces. Les faits seraient essentiellement concentrés sur le secteur ouest de la banlieue de la Région Parisienne. Suivant certaines sources, La SNCF ne pourrait chiffrer le préjudice, ou le tiendrait secret.

Il faut rappeler aussi que depuis sa mise en œuvre en 2003 et 2004, le système informatique « mozaïque » avait été victime de plusieurs pannes. Une des premières avait concerné une paralysie d’environ 800 terminaux de vente. Il s’agit d’une défaillance d’un algorithme sur lequel avait planché plus de 300 informaticiens. Quelques temps auparavant ce sont 4400 points de vente subissait des ralentissements juste à la période des départs en vacances. Dernièrement, la sécurité de « Mosaïque » avait été renforcée, et elle va encore être renforcée pour éviter toute nouvelle escroquerie.

Elle est quand même curieuse, la ligne de défense des syndicats, alors que l’argent allait dans les poches des guichetiers indélicats plutôt que dans les caisses de la SNCF…. ils rejettent la faute sur le système informatique, prétendant qu’il s’agirait d’un bug… Effectivement la notion de service publique semble être lointaine par rapport à une volonté d’arrondir ses fins de mois. La lecture des articles 313-1 et 314-1 du Code Pénal permettrait sûrement d’avoir une autre vision de cette affaire. En effet, plutôt que de revendre le deuxième billet, il aurait été plus judicieux, de signaler ce bug que d’en tirer parti…..

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