L’industrie cinématographique réprime à son tour le Peer-to-Peer

Les industries cinématographiques américaine et française ont fait procéder à la fermeture en région parisienne d’un site d’annuaires de liens du réseau P2P.

Après les suspensions d’abonnements d’internautes téléchargeant illégalement de la musique en ligne, c’est au tour de l’industrie cinématographique de prendre des mesures : le site hébergé par un prestataire français en région parisienne « torrent.yourself.com » a été fermé ces jours-ci sous l’égide de la Brigade Centrale pour la Répression des Contrefaçons Industrielles et Artistiques (BCRCIA), une division de la Direction centrale de la police judiciaire.

D’autres actions similaires ont eu lieu aux Pays-Bas et en Finlande. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la MPAA (Motion pictures association of America) a déposé plainte contre une centaine d’opérateurs de « trackers » BitTorrent, qui permettent de télécharger des films piratés.

BitTorrent, qui ne repose pas sur un moteur de recherche mais sur un lien menant au fichier souhaité, se révèle beaucoup plus efficace pour le téléchargement de gros fichiers que les réseaux classiques de type Kazaa ou Morpheus.
De plus, avec l’arrivée du très-haut débit, le danger se précise pour l’industrie cinématographique .

L’Alpa (Association de lutte contre le piratage audiovisuel) et la MPAA préparent la riposte : certains membres de l’Alpa, à commencer par la Fédération française des distributeurs de films, vont se porter partie civile dans l’affaire BitTorrent.
L’administrateur du site encourt ainsi selon la loi française trois ans de prison et 300 000 euros d’amende.

La politique répressive menée contre le téléchargement de musique va t-elle s’étendre aux films ?
Pascal Rogard, directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, tient à mesurer ce propos.
« Nous ne sommes pas pour une utilisation systématique de l’outil pénal , souligne-t-il, mais plutôt pour une riposte graduée, qui passe notamment par des avertissements envoyés aux contrevenants. Cela dit, l’échange massif, voire la commercialisation de contenus piratés, relève clairement de la contrefaçon. »

Carole Gay

source: 01net.com

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