La convergence des technologies sur mobile : de nouveaux enjeux à prendre en compte.

TV sur téléphone

Une telle convergence de services sur les mobiles n’est pas sans générer de nouveaux enjeux; ce qui n’a pas échappé à Médiamétrie qui, pour la première fois, a publié les audiences des sites, portails et applications consultés via l’Internet mobile.

Médiamétrie ?

Médiamétrie est une société indépendante créée en 1985, qui a pour mission d’assurer la mesure scientifique d’audience des principaux médias audiovisuels en France.
C’est aujourd’hui la référence en matière de mesure d’audience.
Médiamétrie a publié la semaine dernière sa mesure de l’internet mobile dont la finalité est «de fournir au marché publicitaire l’audience et les usages des mobinautes français.» ((http://www.mediametrie.fr/internet/solutions/l-audience-de-l-internet-mobile.php?id=93))

De nouveaux enjeux

«La nouvelle mesure de l’audience mobile consacre définitivement le mobile comme un média à part entière». Telle est la conclusion apportée par un responsable de Médiamétrie à l’occasion de la publication de cette première mesure d’audience ((Un guide a été publié par Médiamétrie sur la méthodologie suivie pour cette mesure de l’Internet mobile))

A n’en plus douter, les appareils mobiles s’imposent comme de véritables ‘terminaux de réception’ de contenus; tant et si bien que les sénateurs envisagent d’étendre ce que l’on appelle désormais la contribution à l’audiovisuel public (la taxe audiovisuelle rebaptisée) à tout appareil permettant la réception de la télévision ou permettant d’accéder à un service TV en ligne (VOD, programmes de rattrapage, diffusion d’une chaîne en streaming…), qu’il s’agisse d’un téléviseur, d’un ordinateur ou d’un téléphone mobile 3G.
En effet, un amendement sera posé en ce sens dans les prochaines semaines, à l’occasion de l’examen du projet de budget pour 2011.
«Nous ne pouvons plus continuer à appliquer cette redevance sur les seules techniques de diffusion des années 1960, cela n’a aucun sens», expliquait M. Marini, rapporteur du budget.

Pourtant, il y a quelques mois, le Ministre du Budget déclarait qu’une telle extension n’était pas à l’ordre du jour, aucune étude n’ayant démontré une consommation significative de programmes télévisés sur ordinateur.

Le gouvernement a par ailleurs reconnu que l’accessibilité de la télévision “via un ordinateur, un téléphone mobile, un baladeur numériques” pourrait “à terme, fragiliser l’actuelle définition du fait générateur de la taxe“, dont la finalité est, rappelons le, de financer les organismes publics de télévision et de radiodiffusion. ((http://bercy.blog.lemonde.fr/2010/10/27/redevance-les-senateurs-veulent-letendre-a-tous-les-recepteurs/))

Vers une redéfinition de la contribution pour l’audiovisuel public ? / Vers une contribution du numérique pour l’audiovisuel ?

Une redéfinition de la contribution pour l’audiovisuel public serait-elle à envisager ? La création d’une nouvelle contribution qui intégrerait ces terminaux de réception ? Rien n’est moins sur.
Toutefois, si l’on se réfère aux données communiquées par l’ARCEP ((Observatoire trimestriel des marchés des communications électroniques (services mobiles) en France – 3ème trimestre 2010)), le taux de pénétration moyen de la téléphonie mobile est de 97 % pour le troisième trimestre 2010, ce qui représente un parc de plus de 62,5 millions de lignes mobiles. Dès lors, quand bien même ne représenterait-ils qu’un ‘faible’ pourcentage de ce chiffre, nul doute que les mobiles et autres supports permettant d’accéder à des services de télévision ne seront pas épargnés.

La suite, au prochain épisode. ((Illustration : Nokia N92 tirée du site de Nokia))

Stéphane Isidore

Tweet about this on TwitterShare on Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.