La télédéclaration des revenus en ligne pour 2007

La télédéclaration en ligne de l’impôt sur le revenu a été utilisée par un nombre similaire de contribuables français par rapport à l’année dernière.

Le ministre du Budget, des comptes publics et de la Fonction publique a présenté jeudi les résultats de la procédure de déclaration en ligne des revenus 2007. Les contribuables domiciliés en France avaient en effet jusqu’au 24 juin à minuit pour procéder à leur déclaration et ce sont très exactement 7 349 543 déclarations qui ont été collectées par ce moyen. Eric Woerth s’est félicité de ce chiffre qu’il a présenté comme "la confirmation d’un succès ".

Si le ministre affiche une telle satisfaction malgré un résultat similaire par rapport l’année dernière, voire légèrement en retrait, c’est qu’il était certainement inquiet d’une possible désaffection. En effet, depuis cette année la réduction d’impôt de 20 euros qui était accordée à tous les utilisateurs de ce service, ne concerne plus que les seuls nouveaux télédéclarants.  Le ministre se félicite donc que "la télédéclaration [ait] désormais fidélisée ses usagers, qui l’utilisent même sans bénéficier d’une réduction d’impôt ".

Avec les dernières déclarations en provenance de l’étranger, Eric Woerth estime que le nombre de télédéclarations se stabilisera autour de 7,4 millions dans les prochains jours. Pour rappel, lors de son lancement en 2002, la déclaration en ligne avait séduit 60 000 contribuables et 10 fois plus en 2003, pour dépasser le million en 2004. Puis, 3,7 millions en 2005, 5,7 millions en 2006 et 7,5 millions en 2007.

Le fait de ne plus bénéficier de la réduction d’impôts aura donc apporté un coup de frein brutal à l’adoption de ce mode de déclaration par de nouveaux utilisateurs. La France compte aujourd’hui environ 35 millions de foyers fiscaux, dont plus de la moitié sont imposables sur leurs revenus, ce qui laisse une marge de progression assez conséquente. Toutefois, si la télédéclaration ne permet plus à ses utilisateurs de faire des économies, elle dispose de nombreux avantages par rapport à la version papier (des délais supplémentaires, pas d’envoi des pièces justificatives, le calcul immédiat de l’impôt, l’accès à toutes les données du compte fiscal en ligne…) qui suffit à justifier son utilisation.

On pourra tout de même regretter que la valorisation du pouvoir d’achat, tant plébiscitée par Nicolas Sarkozy, ne passe pas par un partage des économies qui sont effectuées par Bercy grâce à l’utilisation de ce service par les contribuables.

Nicolas Pujol

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