Les puces RFID une menace ou un besoin réel de notre société ?

Les puces RFID une menace ou un besoin réel de notre société ?

Les puces RFID pour un grand nombre d’entre nous n’évoquent rien, a part peut être un nom scientifique incompréhensible. Et pourtant nous sommes tous en entourées. En effet qui n’a jamais validé sa carte de transport en la laissant dans son sac. Mais cela ne dit toujours pas ce que c’est.

Littéralement RFID signifie Radio frequency identification. Les puces RFID sont en faites permettant une identification par radio-fréquence. Elles permettent ainsi d’identifier un objet, d’en connaitre les caractéristiques et d’en suivre le cheminement, tout cela à distance.

La technologie RFID :

La technologie RFID est issue de la seconde guerre mondiale. En effet, elle était utilisée par les américains pour différencier les avions alliés des avions ennemis. Le premier brevet sur cette technologie fut déposé en 1969 par Mario Cardullo et concernait l’authentification des locomotives sur le réseau férroviaire. C’est dans les années quatre-vingts que cette technologie arrive en Europe et se devellope certes de manière restreinte dans le secteur privé dans par exemple le monde alimentaire ou encore pour la reconnaissance du bétail.

Ces deux types de puces sont les plus couramment utilisés. On voit la puce qui est reliée et entouré d’une antenne.

Leur rayon d’action varie entre quelques centimètres et un mètre.

Ce deuxième type d’étiquette RFID possède une antenne de type papillon permettant d’augmenter la distance d’activation à un intervalle entre 1 et 6 mètre. Elles sont notamment adaptées à la traçabilité des produits.

Cet autre type d’étiquette RFID est un produit de dernière génération et est conçu pour avoir un champ d’émissions de 360°.

Les étiquettes RFID se répartissent en deux catégories suivant qu’elles soient actives ou passives. Les étiquettes actives sont dites en lecture réécriture. Elles sont donc reliées directement à une source d’énergie embarquées. Elles ont aussi généralement une meilleure portée. Cependant leurs couts est élevée et leur durée de vie limité à une moyenne de 10 ans. Leur mémoire permet non seulement de lire mais aussi d’écrire des données.

Les étiquettes passives ont une antenne qui ne capte que certaines fréquences leurs fournissant de l’énergie suffisante pour envoyer à leur tour un signal possédant un code d’identification unique. Ces étiquettes ont une mémoire qui varie de 32 à 128bits comprenant des données non modifiables. Lorsque la puce passera devant un lecteur, les données inscrites à l’intérieur seront lues et seulement lues. Leurs durée de vie est quasi illimité avec un cout moindre.

Les étiquettes passives les plus utilisé aujourd’hui sont les EPC (Electronic Product Code : c’est un code permettant d’identifier un produit dans une chaine de production). C’est l’exemple de deux bouteilles de lait identiques dont le code EPC est différent.

Pour lire les puces RFID on utilise un lecteur. Ce terme est cependant aussi utilisé pour les lecteurs qui permettent d’inscrire des données sur la puce. En effet c’est la puce qui autorise ou non à modifier les données qu’elle contient.

Pour les puces passives le lecteur agit en quatre étapes : Le lecteur envois assez d’énergie à l’étiquette pour son activation puis envois une requête interrogeant les étiquettes à proximité. C’est après qu’il reçoit, analyse et tri les signaux entrant. Le lecteur envois alors finalement les données reçu aux applications concernées.

Pour les étiquettes passives on supprime simplement l’étape de l’envoi d’énergie puisqu’elle est autoalimentée. Cependant le lecteur peut aussi réinscrire ou modifier des données sur la puce. Les puces présentes dans le passe « Liberty T » pour le passage des péages sur les autoroutes utilise cette technologie puisque l’auto alimentation augmente la portée de la puce, mais raccourci aussi le temps de réponse de la puce.

Les applications possibles de la puce RFID ?

L’usage qui sera dans les années à venir le plus rependues sera dans la gestion des biens. Cette gestion comme c’est déjà le cas, est pour la gestion des stocks d’une entreprise et enregistrer plus rapidement les entrées et les sorties. Cette technologie à été étendue pour le passage à la caisse dans les supermarchés. Dans cette application, l’ensemble des produits d’un magasin sont équipé de puce RFID et lors du passage sous un portique servant de caisse, les produits sont détectés et le passage devient quasiment immédiat.

Aux Etats-Unis le géant de la distribution Walmart à invité un grand nombre de ses fournisseur depuis 2005 à équipé petit à petit les produits de puce RFID.

Cependant dans le futur la technologie RFID va permettre d’améliorer la domotique (« création de maison intelligente » se gérant seule et électroniquement). C’est le cas notamment de Samsung qui a créé un réfrigérateur équipé d’un tag RFID permettant de détecter les produits présent dedans.

Le passeport biométrique tout d’abord. Il contient une puce RFID dans la page de garde. Cette Puce contient les empreintes digitales et une photo numérisée du détenteur du passeport. Pour sa lecture, il faut deux clés, une qui provient de la lecture de la bande présente sous les informations dans le passeport et l’autre donnée par le lecteur. La future carte d’identité électronique sera aussi équipée d’une puce RFID.

Dans certains pays comme la chine, la carte d’identité électronique existe déjà et contient un grand nombre d’information comme un fragment d’ADN augmentant par la même les risques de fichages et de traçages.

Dans la continuité du traçage des personnes, qu’en est t’il des pass de transport que nous avons pour beaucoup d’entre nous dans nos poches ?

Les Puces RFID peuvent aussi permettent le traçage de personnes pour des raisons de sécurité : c’est le cas avec l’intégration de puces dans les cartables de nos enfants. En 2007, la maternité du Raincy Montfermeil en Seine Saint Denis fût la première de France à équipé de la technologie RFID pour lutter contre l’enlèvement de nouveaux né. En effet, les nouveaux nés devaient tous porter un bracelet muni d’une puce RFID permettant de les suivre et de les identifier. Dans certains pays on envisage même d’aller plus loin de glisser cette puce sous la peau du nouveau né.

Pour des raisons de sécurité aussi, on utilise aujourd’hui dans certains pays la technologie RFID pour suivre les détenus. En Angleterre on envisage même d’aller plus loin et de placer sous la peau des délinquants une puce RFID pour surveiller les personnes en liberté conditionnelle. Cependant cela pose des problèmes techniques car les personnes ne devront pas s’éloigner d’un autre appareil qui transmettra la position géographique de la personne (GPS).

Les animaux sont depuis longtemps équipés de puces RFID pour permettre une identification plus rapide en cas de perte. Elle est aussi depuis longtemps pour le tri et la gestion du bétail dans les élevages agricoles.

Pour aller plus loin, il existe une boîte de nuit espagnole qui propose à ses clients de se faire insérer une puce RFID pour leur permettre de payer plus facilement leur consommation. La puce pour des mesures de sécurité ne contient pas les données bancaires de la personne mais quand elle est lue par un lecteur elle permet d’accéder à ses données qui sont stockées sur un ordinateur.

Quelles vont être les conséquences sur la santé, mais aussi sur notre liberté d’aller et venir et d’avoir une vie privé de ce développement de ces puces ? Le jeu en vaut t’il la chandelle ?

Anne-Gaëlle LEFEBVRE

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