Interview d’Alan Walter, promotion 2004

Propos recueillis par Pierre-Camille Hamana.

Alan Walter est un ancien étudiant de la promotion 2003-2004 du Master 2 Droit des nouvelles technologies. Avocat dans un cabinet d’avocat d’affaires spécialisé, il nous raconte son expérience du M2.

PCH : Bonjour Alan, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pour commencer, peux-tu nous présenter ton parcours universitaire ?

AW : Bonjour Pierre-Camille, et surtout, merci à toi de m’avoir proposé de faire un petit bond en arrière par le biais de cet entretien.

J’ai tout d’abord suivi un double cursus en Droit français et Droit anglo-américain à l’Université de Cergy Pontoise : c’est-à-dire avant la réforme, un Bi-DEUG suivi d’une licence de juriste bilingue puis d’une maîtrise bilingue en droit privé.

Pendant le Master de Nanterre, j’ai préparé le CRFPA, pour intégrer le cente de formation de Versailles l’année suivante.

Quel est ton parcours professionnel ?

J’ai toujours été à mi-chemin entre le droit et les nouvelles technologies. Comme “job étudiant”, j’étais technicien support pour HP Compaq. Un bon moyen de rester dans le milieu des technos tout en poursuivant mes études de droit.

Pendant le master, j’ai fait mon stage chez Mandriva (Mandrakesoft à l’époque) en tant que juriste. Une expérience extrêmement enrichissante et formatrice, où, en plus de l’analyse et de la rédaction de licences de logiciels libres, il était nécessaire, au moment de la promulgation de la LCEN et de la nouvelle loi “Informatique et Libertés”, de mettre en conformité tous les services proposés par l’entreprise.

Après avoir prêté serment, j’ai rejoint le cabinet Alain Benssoussan Avocats, au sein du pôle Internet.

Après deux ans, j’ai rejoins le cabinet Kahn & Associés, où j’exerce depuis 2007.

Pourquoi avoir choisi le droit des nouvelles technologies ?

Il s’agissait (et heureusement, il s’agit toujours) d’allier une passion : l’informatique, au métier que je voulais exercer : avocat.

Qu’est-ce qui a notamment motivé ton choix pour le Master 2 Droit des nouvelles technologies de Nanterre ?

A l’époque, il s’intitulait DESS Droit public des nouvelles technologies et systèmes d’information. C’était une approche originale des nouvelles technologies, orientées vers l’administration électronique, les marches publics et les libertés fondamentales.

Cela me semblait une vision assez intéressante par rapport aux cursus plus classiques orientés droits des obligations et/ou propriété intellectuelle.

Qu’est-ce qui te restera de cette expérience ?

Beaucoup de connaissances, beaucoup d’investissement personnel (notamment dans e-juristes) et beaucoup de rencontres, jusqu’à Fabrice Perbost et Sabine Lipovetsky, avec qui je travaille désormais au cabinet Kahn & Associés.

Tu es aujourd’hui avocat depuis 2005, spécialisé en droit des nouvelles technologies. En quoi consiste ton activité professionnelle, au quotidien ?

Mon activité est orientée vers le conseil et le contentieux en informatique et internet. Je participe donc à l’encadrement de l’activité de start-ups, à la mise en place de sites internet ou bien encore à des projets informatiques de grande envergure. Il peut s’agir concrètement de la rédaction ou de la négociation de contrat, ou biende la rédaction de mémorandum afin de s’assurer de la légalité d’une pratique.

La matière contentieuse est omniprésente, car malheureusement, les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaiterait 😉

J’assiste aussi mes clients sur de nombreux aspects du droit commercial ainsi que dans le domaine de l’audiovisuel.

Quels sont selon toi les atouts pour réussir dans cette profession et dans cette spécialité ?

En informatique pure, il me semble nécessaire de maîtriser les aspects techniques. Si vous ne comprenez pas ce que fait votre client au jour le jour, il est inutile d’être un excellent juriste.

De manière générale, il me semble nécessaire de ne pas trop se spécialiser et de garder l’esprit ouvert sur toutes les questions annexes qui pourraient vous être posées. C’est l’une des facettes les plus agréables du métier d’avocat : chaque client et chaque dossier est unique, ce qui fait que chaque jour peut être différent du précédent.

Que dirais-tu aux futurs candidats au Master 2 Droit des nouvelles technologies de Nanterre ? A ses étudiants ?

Une formation vaut surtout par la valeur que vous souhaitez lui donner ; restez motivés, curieux et sachez saisir les opportunités qui se présentent. C’est votre investissement personnel, tout autant que la renommée de la formation, qui vous mèneront à votre objectif, quel qu’il soit.

Merci Pierre-Camille !

Vous pouvez retrouver Alan Walter sur LinkedIn, Viadeo et sur son site, AlanWalter.net !