Nouvelle version de Freenet

Présentation

Les auteurs de Freenet ont créé ce logiciel parce qu’ils étaient inquiets de la tournure prise concernant la liberté d’expression sur Internet. Ils souhaitaient limiter la censure et les répressions envers les journalistes publiant des écrits “déviants”, s’opposant aux régimes ou aux gouvernements ainsi que tout utilisateur publiant ou consultant des informations “sensibles” pouvant être sujet à des représailles.

Ce logiciel, qui vient de bénéficier d’une mise à jour importante, est accessible gratuitement à partir du site officiel. L’équipe OpenSource de Google a également annoncé en début de semaine qu’elle apportait son soutien au projet Freenet avec le don de $18.000. Cette somme servira à employer un développeur à temps plein, qui aura la charge d’améliorer encore plus ce logiciel, actuellement dans sa 7e version.

Cette nouvelle version apporte notamment le support du “darknet”, qui est un réseau d’ami à ami où l’on ne discute directement qu’avec les membres que l’on a explicitement autorisés. Ce mode de fonctionnement a l’avantage d’être plus sécurisé puisqu’il devient très difficile pour un membre extérieur au réseau de savoir que vous utilisez ce logiciel.

Principe de fonctionnement

Freenet stocke une partie du réseau sur chaque ordinateur, appelé nœud, qui devient le dépositaire de fragments de données, cryptées. Le propriétaire du nœud ne connaît donc pas le contenu des informations qu’il héberge dans l’espace qu’il a alloué sur son disque dur. Personne n’a donc la possibilité de censurer le contenu échangé et pour récupérer une information, le logiciel demandera aux ordinateurs qu’il connaît, non pas le nom du fichier, mais son nom crypté, identifié par une clé unique. Ceux-ci vont la renvoyer ou, s’ils ne l’ont pas, vont la demander à leur tour aux nœuds voisins.

Ce principe permet aux ordinateurs qui demandent ou envoient un contenu de ne pas se révéler. En effet, la demande peut avoir eu pour origine l’ordinateur en question mais pas seulement, il peut également l’avoir relayé et n’être qu’un intermédiaire.

Plusieurs services sont accessibles via ce réseau comme l’échange de mails, l’échange de fichiers, le chat, les groupes de discussion et bien évidement la navigation sur des sites web. De plus, de nombreux systèmes d’exploitation peuvent utiliser Freenet, dont les principaux que sont Linux, Windows et MacOS.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur ce logiciel, le télécharger, ou savoir comment l’utiliser pour protéger vos informations et votre liberté d’expression, vous pouvez consulter le site officiel du projet. Il ne faut cependant pas oublier que ce type de logiciel est contraire à la législation française en vigueur et que sa mise à disposition est un délit pénalement répréhensible.

The Free Network Project

Nicolas Pujol

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