P2P – Prise de con -science ou con -fiance ?

>>In the last few years, with the media covering law suits and surveys of student trends and legal music deals, we have all learned a lot about the politics of digital copyright. < < Cette notice officielle de la faculté de Cornell, état de New York, n’est qu’une des nombreuses mises en garde effectuées en cette rentrée universitaire de ce côté de l’Atlantique. Alors que se prépare à Paris un colloque de réflexion sur les enjeux des réseaux P2P (organisé par le Forum des Droits sur l’internet), les Etats-Unis ont décidé de prendre le taureau libertaire par les cornes en implémentant des solutions parallèles.

La réflexion, accélérée cette année par la multiplication des poursuites de la MPAA et de la RIAA à l’encontre des étudiants et surtout, des exécutifs universitaires, a abouti à un compromis sur le modèle économique iTunes. Ainsi, à l’université de Berkeley, Californie, l’abonnement à une solution d’échange de fichiers en ligne ne coûtera aux étudiants que $2, en lieu et place des $10 habituels. Mon bon campus de Cornell, quant à lui, a opté pour la gratuité temporisée, via un vieux vaisseau fantôme, Napster.

Pourtant, aussi alléchantes puissent paraître ces offres, il ne faut pas s’y tromper – les droits ouverts sur les titres téléchargés sont limités à l’écoute sur la machine opérante. Toute tentative de transfert de supports est payante dans le meilleur des cas, voire impossible. De plus, une fois l’inscription universitaire terminée, pour pouvoir écouter les titres, il faudra payer un abonnement plein tarif. Les questions légales sont dès lors multiples :

– Quelles est la nature exact du droit sur l’oeuvre téléchargée ?
– Est-ce la mort avant toute possible reconnaissance d’un droit au “space shifting” ? (le space shifting serait, selon certains auteurs, la mise à jour du “time shifting”, droit reconnu par la cour suprême en 1984 et visant les magnétoscopes.)
– L’absence de compatibilité entre les différentes solutions obligent à rester fidèle à un service. Quels sont, là encore, les droits des utilisateurs sur ce marché juteux ?

Autant de questions qui malheureusement, ne laisse pas très optimiste…

Peuple, dors tranquille, les majors veillent sur toi !

Tweet about this on TwitterShare on Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.