Un triste exemple de Happy Slapping

YouTube et DailyMotion ont fait exploser l’usage de la vidéo sur Internet, en proposant de manière gratuite la diffusion de celles-ci par les internautes. Cependant les contenus diffusés ne proviennent pas toujours de sources licites, car il peut s’agir de contenus protégés par les droits d’auteurs ou de contenus résultant de violences volontaires « happy slapping » La preuve en est, il y a quelques jours, YouTube et Dailymotion indiquaient : “qu’ils avaient quelques difficultés à faire le ménage dans leur service de partage de vidéos “. Et ceux, malgré les promesses qu’ils ont tenus d’intégrer de dispositifs techniques de filtrage des fichiers publiés par les internautes.

Dailymotion a notamment décidé de recourir à des techniques utilisées par les éditeurs d’anti virus, ainsi que par les services de police dans la lutte contre la pédophilie. Ces techniques reposent sur l’utilisation des « Hash ».

En effet, à l’aide d’un logiciel spécifique on calcule de manière mathématique l’empreinte d’un fichier en utilisant différents algorithmes (Md5, CrC32, Sha1, etc..). Cette technique permettrait de calculer son empreinte à l’ajout de chaque nouvelle vidéo et comparer celle-ci aux autres vidéos déjà présentes sur le site. Mais surtout dans si ladite signature a déjà été ajoutée et supprimée car elle violait les droits d’auteurs ou qu’elle soit illicite d’empêcher sa nouvelle diffusion.

Cependant, une nouvelle fois, on reparle du site dailymotion dans les médias, suite à une organisation par trois mineurs âgés de 13 à 17 ans, d’un combat entre deux jeunes enfants âgés de 8 et 11 ans qui a été filmé et diffusé sur Internet. Les faits ont été commis le 28 avril à Pantin, en banlieue parisienne. Ils auraient agi par simple jeux, et n’auraient aucun antécédent judiciaire.

La mère de l’une des victimes a déposé plainte, et les trois mineurs mis en cause ont été mis en examen par un juge de Bobigny pour «menace avec l’ordre de remplir une condition». Quatre autres vidéos de même nature avec d’autres victimes auraient été également diffusées.

Quant aux deux petits contraints à se battre à Pantin qui n’ont pas été blessés d’après l’AFP, ont cependant fait l’objet d’un suivi psychologique, comme une partie des enfants de l’école primaire où ils sont scolarisés.

Il convient de rappeler que :

l’article 222-18-1 du Code pénal dispose que : La menace, par quelque moyen que ce soit, de commettre un crime ou un délit contre les personnes, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende, lorsqu’elle est faite avec l’ordre de remplir une condition. On voit apparaître de plus en plus de vidéos.

l’article 222-33-3 du Code pénal qui dispose que : Est constitutif d’un acte de complicité des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne prévues par les articles 222-1 à 222-14-1 et 222-23 à 222-31 et est puni des peines prévues par ces articles le fait d’enregistrer sciemment, par quelque moyen que ce soit, sur tout support que ce soit, des images relatives à la commission de ces infractions.
Le fait de diffuser l’enregistrement de telles images est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 Euros d’amende
.

Un contrôle systématiquement de la nature des vidéos semblent nécessaire par les hébergeurs avant toute diffusion d’un clip sur leur site, afin de lutter efficacement contre ce type de faits. il a été démontré que le contrôle à postériori ne semble pas fiable.

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